Anatomie d’une Réconciliation.
1. La Récolte (Le Quotidien) :
Je ramasse le carton dans les rues. Il porte les traces de la vie brésilienne (textes en portugais, marques de fruits). C’est la matière de l’instant, du consommable, fragile et jetable.
2. La Décortication (La Révélation) :
Je retire la première feuille pour révéler les couches cachées. Comme on retire les préjugés pour trouver l’humain. C’est une archéologie de l’identité.
3. La Peinture (La Question) :
Sur cette peau urbaine, je peins le regard. J’intègre le logo dans le visage. L’homme et la marque ne font qu’un. C’est la fragilité de l’existence capturée.
4. La Gravure (La Réponse) :
Je transpose dans le bois. La gouge creuse, l’encre noire imprime. Ce qui était éphémère devient éternel. Le carton retourne à la terre, le bois garde la mémoire. C’est l’acte d’ancrer son identité dans le réel.